mercredi 5 janvier 2011
Il killer de parole, Ambrosini, Grand Teatro la Fenice, Venise, 18 décembre 2010
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Die Walküre, Wagner, Teatro alla scala, Milan, 17 décembre 2010
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Ariadne auf Naxos Richard Strauss Opéra Bastille 14 décembre 2010
Ariadne auf Naxos Richard Strauss Opéra Bastille 14 décembre 2010
Avec Sophie Koch Der Komponist, Jane Archibald Zerbinetta, Ricarda Merbeth Primadonna / Ariadne, Stefan Vinke Der Tenor / Bacchus, Franz Mazura Der Haushofmeister, Martin Gantner Ein Musiklehrer, Xavier Mas Ein Tanzmeister, Vladimir Kapshuk Ein Perückenmacher, Vincent Delhoume Ein Offizier, Yuri Kissin Ein Lakai, Elena Tsallagova Najade, Diana Axentii Dryade, Yun Jung Choi Echo, Edwin Crossley-Mercer Harlekin, François Piolino Scaramuccio, François Lis Truffaldin, Michael Laurenz Brighella, Philippe Jordan direction musicale, Laurent Pelly mise en scène.
Présentée pour la première fois sur la scène du Palais Garnier à l’automne 2003, le succès a fait migrer la production de Laurent Pelly vers l’Opéra Bastille à la saison suivante – la Zerbinetta haute en couleurs de Nathalie Dessay n’était pas étrangère aux faveurs du public. Après un désamour de six années, l’œuvre revient avec une distribution renouvelée.
Si le travail du metteur en scène français reste matériellement présent, il faut bien avouer que la reprise est de seconde main. Les décors et les costumes du tandem que composent Chantal Thomas et Laurent Pelly fonctionnent toujours, mais l’esprit enlevé de la direction d’acteurs semble s’être assoupi sensiblement. Reste un défilé de voix dans un écrin distrayant, sous des lumières d’aquarelle.
Diana Damrau devait faire ses débuts dans cette production, et c’est Jane Archibald qui la remplace. On ne saurait dire les regrets que l’on peut avoir, d’autant que cette dernière forme avec l’Ariadne de Ricarda Merbeth un intéressant appariement vocal. La couleur vocale des deux interprètes étant assez voisine l’une de l’autre, cela donne à entendre une certaine complémentarité entre les deux personnages. Zerbinetta apparaît comme la face légère d’Ariadne, tandis que cette dernière est réciproquement perceptible comme le visage plus pathétique de la fille légère. La discrète superposition des thèmes enseignes de chacune à la fin de l’opéra n’est-elle pas là pour le suggérer ? Cette belle sensibilité à l’esprit de l’œuvre relativise les réserves que l’on peut formuler à l’égard des deux soprani. La ligne impeccable et la vigueur de la Zerbinetta font regretter une trop grande sagesse – l’ivresse que Nathalie Dessay savait imprimer aux aigus de sa partie est absente. On ne peut que saluer le lyrisme de Ricarda Merbeth, même si d’aucuns gardent le souvenir de la puissance de madame Dalayman – mais était-elle bien à-propos ? Le compositeur est un rôle qui sied à Sophie Koch. Le personnage retient sans peine l’attention et l’expressivité de la voix est sans faille. Le Bacchus de Stefan Vinke ne ravit guère. En nous refusant les aigus, nos oreilles sont épargnées.
La grande satisfaction vient de la fosse. En dépit du handicap que constituent les dimensions peu intimistes de l’Opéra Bastille, Philippe Jordan dirige de manière ciselée l’orchestre aux allures chambristes. Le refus constant de heurter la ligne et les timbres distille à merveille le raffinement feutré et élégant de la partition. Le chef suisse confirme son intelligence exemplaire de la musique de Strauss – et cet ouvrage est peut-être le plus subtilement composé du catalogue du maître de Dresde.
Cachafaz, Strasnoy, Opéra Comique, 13 décembre 2010
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Pollini, Chopin, Salle Pleyel, 7 décembre 2010
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Carte blanche Jarrousky, Caldara, Théâtre des Champs Elysées, 1er décembre 2010
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Week-end Fedora, 26-27 novembre 2010, Bordeaux
Week-end Fedora, 26-27 novembre 2010, Bordeaux
Rolf Liebermann dirigea l’Opéra de Paris pendant les années soixante-dix. Il fut le premier président de Fedora. Il est né en 1910. C’est donc tout naturellement que la Fédération européenne des associations des Amis de l’Opéra a décidé d’organiser un week-end à Bordeaux tandis que l’Opéra y programmait pour la célébration du centenaire de la naissance du compositeur et administrateur de maisons de théâtre lyrique un opéra qu’il écrivit d’après la pièce de Molière éponyme, l’Ecole des Femmes. L’évènement a été rendu possible en particulier grâce à Sophie Schÿler-Thierry.
Comme indiqué dans le précédent post, le compte-rendu de la première française de l’œuvre de Liebermann peut être lue sur le site d'anaclase, http://www.anaclase.com/.
Le samedi 27 se tint l’assemblée générale annuelle de Fedora au château Kirwan – grâce à l’hospitalité de Sophie Schÿler-Thierry. Nous invitons le lecteur à se reporter au site d’Opera Europa – http://www.operaeuropa.org/ – pour plus de détails concernant les questions soulevées lors de la réunion, le point essentiel étant l’avenir de Fedora, et de ses rapports avec Opera Europa, institution réunissant de nombreuses maisons lyriques européennes avec laquelle les liens ont été renforcés ces deux dernières années. En substance, il s’agit de se prononcer sur la dissolution de Fedora en tant qu’entité autonome au sein d’Opera Europa, et de sa transformation en collège au sein de l’organisation – collège des associations d’amis de l’opéra et de mécénat qui aurait sa place dans les conférences et les forums au côté des autres collèges déjà constitués – ou bien d’un retour à une indépendance vis-à-vis d’Opera Europa – laquelle organisation prend actuellement en charge le fonctionnement de Fedora. La question sera débattue lors d’une assemblée le 3 mars 2011 à Londres, au début du Forum Européen de l’Opéra qui s’y tiendra jusqu’au 6 mars.
Le concert du soir au Grand Théâtre réunissait les Solistes de Moscou sous la direction de Yuri Bashmet. Le programme commence par la transcription pour orchestre à cordes réalisée par Rudolf Barshaï du Huitième Quatuor de Chostakovitch opus 110. Le requiem que le compositeur s’écrivait pour lui-même trouve ici une interprétation recueillie et passionnée, méfiante dans la distance de deux décennies entre l’original et sa réécriture. Un Monologue pour alto et orchestre de Schnittke met en valeur l’altiste slave. La soirée se termine par la transcription réalisée par Mahler du Quatorzième Quatuor La jeune fille et la mort de Schubert. L’équilibre des tempi est parfois adapté à l’amplification dramatique de l’œuvre intimiste. L’émotion est au rendez-vous et le public est gratifié de deux bis – le second plein d’ivresse russophile.
L'Ecole des Femmes, Liebermann, Opéra national de Bordeaux, 26 novembre 2010
Le compte-rendu de la première française de l’œuvre de Liebermann peut être lue sur le site d'anaclase, http://www.anaclase.com/.
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